Category Archives: Mathesis universalis

Le credo Sabbataiste-Frankiste

https://explicithistoire.wordpress.com/2015/02/21/les-dessous-du-credo-sabbataiste-frankiste/
http://pascasher.blogspot.fr/2009/12/kabbale-revolutionnaire.html
où je lis ceci:

“Parmi les transgression, il peut y avoir tous les degrés: il y a eu des sabbataïstes qui continuaient à pratiquer le Judaïsme normal, mais en mangeant une olive un jour de jeûne. ”
ce qui ne peut manquer de me rappeler le “haricot” de Brunschvicg, cette histoire racontée par Gilson:
https://leonbrunschvicg.wordpress.com/le-haricot-de-brunschvicg/
La distance prise par Brunschvicg avec la tradition juive s’expliquerait elle, non pas seulement par la philosophie, Mais par une hérédité familiale sabbataiste ?
Reste que la philosophie et la Mathesis ont certainement purifié son âme et son Esprit de toutes ces saletés mythologiques qui se retrouvent dans la Tiqqounerie:

http://laguerredelaliberte.free.fr/doc/tiqq.pdf

Chris Marker : Sans soleil (1983)

Ce jour là , la poésie sera faite par tous, et il y aura des émeus dans la ZONE
https://m.ok.ru/dk?st.cmd=movieLayer&st.discId=205706365526&st.retLoc=default&st.discType=MOVIE&st.mvId=205706365526&st.stpos=rec_1&_prevCmd=movieLayer&tkn=9168&__dp=y

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Le texte :

http://chrismarker.org/wp-content/uploads/2013/11/sans-soleil-commentaire-francais.pdf

“Il m’écrit que maintenant il peut fixer le regard de la dame du marché de Praya, qui dure 1/25 de seconde”

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Il me semble que le titre choisi par Chris Marker vient des vers du formidable poème de Coleridge “Kubla Khan” qu’admirait aussi Orson Welles:
https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/03/kubla-khan-de-coleridge-et-citizen-kane-dorson-welles/

La traduction et le texte sont ici:
http://medecinealgerie.actifforum.com/t1089-samuel-taylor-coleridge-kubla-khan

En Xanadou, lui, Koubla Khan,

S’édifia un fastueux palais :

A l’endroit où l’Alphée, la rivière sacrée, se lançait,

Par des abîmes insondables à l’homme,

Vers une mer sans soleil.

Deux fois cinq miles de terres fertiles

Furent ainsi enclos de tours et de murailles :

Et c’étaient des jardins irisés de capricieux ruisseaux,

Où s’épanouissait l’arbre porteur d’encens ;

Et s’étaient des forêts aussi âgées que les collines,

Qui encerclaient dans la verdure les taches du soleil.

Voyez ! ce romantique et profond gouffre, ouvert

Au flanc de la verte colline, sous l’ombrage des cèdres

Lieu d’un charme sauvage ! et plus enchanté

Qui jamais sous la lune déclinante fût hanté

Par femme lamentant pour le démon qu’elle aime !

Et de ce gouffre, avec un bouillonnant tumulte,

Comme si la terre haletait lourdement,

Une puissante fontaine par instant jaillissait :

Et, parmi la ruée du flot intermittent,

D’énormes blocs sautaient comme la grêle bondissante

Ou comme le grain sec sous le fléau à blé :

Et, parmi l’éternel fracas des rocs dansants,

Par instant jaillissait la rivière sacrée.

Décrivant sur cinq miles de fantastiques méandres

A travers bois et vallon la rivière sacrée se lançait,

Puis gagnait les abîme insondables à l’homme,

Et se précipitait en tumulte vers l’océan sans vie :

Et, parmi ce tumulte, Koubla entendit au loin

Des voix ancestrales prophétisant la guerre !

L’ombre du palais de plaisance

Flottait à mi-chemin sur les vagues ;

Là où l’on entendait les rumeurs confondues

De la fontaine et des abîme.

C’était un miracle d’un rare dessein,

Ce palais de plaisance ensoleillé sur l’abîme glacé !


La Demoiselle au Tympanon

Dans une vision m’apparut :

C’était une fille d’Abyssinie,

Et sur son  Tympanon elle jouait,

En chantant le mont Abora.

Si je pouvais revivre en moi

Sa symphonie et sa chanson,

Je serais ravi en des délices si profondes,

Qu’avec musique grave et longue,

Je bâtirais ce palais dans l’air :

Ce palais de soleil ! ces abîmes de glace !

Et tous ceux qui entendraient les verraient là,

Et tous crieraient : Arrière ! arrière !

Ses yeux étincelants, ses cheveux flottants !

Tissez un cercle autour de lui trois fois ;

Fermez vos yeux frappés d’une terreur sacrée :

Il s’est nourri de miellée ;

Il a bu le lait de Paradis.”

Ce “palais de plaisance ensoleillé ” (sur l’abîme glacé du “calcul égoïste” qui est le plan vital) n’est rien d’autre que le “plan spirituel-internel des Idées” c’est à dire la catégorie CAT de toutes les catégories:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/25/la-metacategorie-cat-de-toutes-les-categories-comme-modele-mathematique-du-monde-des-idees-de-platon/
Ou n’importe quel autre ∞-cosmos:
https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/19/scienceinternelle-8-∞-cosmoi/